Entretien avec Résistance Helvétique

Arthur Sapaudia : Pouvez-vous présenter votre mouvement ?

Résistance Helvétique : Résistance Helvétique est une association et un mouvement métapolitique suisse romand. Nous ne voulons pas être un parti politique car nous nous concentrons à agir sur les mentalités via le combat culturel.

Cependant, nous publions nos conseils de vote et soutenons des initiatives populaires ou référendums lorsque nous le jugeons utile.

Nos buts sont :

  • Lutte contre la décadence de notre société.
  • Protection de la Suisse et du mode de vie de son peuple.
  • Camaraderie et entraide à l’intérieur du mouvement.


Arthur Sapaudia :  À ceux qui vous taxent de racistes, d’antisémites, de complotistes ou encore de néo-nazis ou de néo-fascistes, que leur répondez-vous ?

RH : Est-ce que vouloir protéger notre peuple, préserver notre identité et nos traditions, c’est être raciste ?

Qui aime la diversité veut la préserver, ce qui implique la défense de chaque identité. Et cela n’est possible que si les peuples peuvent maintenir leur homogénéité et rester majoritaires chez eux, sans être remplacés par des flots allogènes. En d’autres mots : une terre, un peuple. Nous nous opposons au mondialisme qui veut anéantir les identités et nous réduire à une masse de consommateurs indifférenciés et dociles. Et les gauchistes font justement le jeu du mondialisme en favorisant l’immigration de masse, le remplacement des populations et le métissage !

Oui nous aimons notre peuple, notre patrie. Nous aimons notre race et voulons la préserver. Est-ce que cela fait de nous des racistes ?

Quant à l’antisémitisme… c’est devenu le tabou ultime. Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale la bienséance interdit toute critique envers le peuple élu, c’est devenu un délit. Nous sommes pour la liberté de conscience, d’expression et de recherche. Et en cela nous souhaitons qu’un débat libre puisse avoir lieu, que des recherches impartiales puissent être menées, même si ces dernières venaient à contredire les thèses officielles. Est-ce que cela fait de nous des antisémites ?

L’étiquette complotiste, apparue dans le monde francophone pour discréditer les sonneurs d’alerte à propos des attentats du 11 septembre 2001, était très rabaissante par le passé. Le fait qu’elle ait été abondamment utilisée à l’encontre de gens à qui le temps a donné raison l’a en quelque sorte vidée de son pouvoir paralysant.

Et de nos jours, les termes néo-nazis ou néo-fascistes désignent simplement tout opposant aux idéologies mondialistes, impérialistes, ou immigrationnistes qui pourrissent l’occident.



Arthur Sapaudia :  Pour nos lecteurs français, pouvez-vous expliquer les différences majeures entre la Suisse et la France ? Comparé à un mouvement nationaliste français, quels impacts ces différences ont-elles sur votre vision du monde et votre positionnement ?

RH : Concernant l’immigration massive extra-européenne, sa nature en Suisse est différente que celle en France sous plusieurs aspects :

• N’ayant pas de passé colonial, l’immigration massive a été plus tardive qu’en France. La propagande immigrationiste ne peux pas jouer sur la culpabilité d’une colonisation qui n’a pas eu lieu.

• La fameuse « pompe aspirante », dénoncée à raison par le FN, est bien moindre en Suisse, grâce, entre autres, à l’orientation plus libérale que socialiste du pays et à un droit du sol qui n’existe pas chez nous.

• Alors que la république française veut accueillir toute la misère du monde, la Suisse à tendance à pratiquer une immigration choisie, constituée bien souvent de la classe moyenne à élevée des pays de provenance.

Tout cela fait que l’immigration massive que nous vivons ici en Suisse n’est pas source d’autant de problèmes que celle vécue en France. D’où une difficulté accrue, pour nous, d’alerter les esprits sur ses potentiels dangers.

En politique, le phénomène de clivage gauche/droite est moins marqué en Suisse. Par exemple, lors de la crise covidiste (qui a aussi touché la Suisse mais avec moins d’intensité que chez vous), on a remarqué que des groupes constitués de personnes de tous bords s’étaient formés, et l’extrême gauche (du travail, pas sociétale) s’alliait à certaines occasions à l’extrême droite (libéraux ou nationalistes), afin de lutter contre la coronadictature.

D’ailleurs, la notion de « cordon sanitaire » ou « front républicain » contre le parti nationaliste UDC n’existe pas en Suisse.

Une autre grande différence avec l’hexagone est la décentralisation du pouvoir selon le principe de subsidiarité : Pour résumer, nous avons la Suisse composée de 26 cantons qui à leur tour sont composés de communes. Dans l’idéal, le canton ne se saisis d’une tâche que si la commune n’est pas en mesure de s’en acquitter de manière suffisante. Il en va de même entre la confédération et les cantons.

C’est par exemple pour cela que chez nous la religion est une affaire de canton, pas d’état. Il y a donc des cantons catholiques, protestants, voire même officiellement laïcs comme Genève et Neuchâtel.

Cette grande indépendance qu’ont les cantons nous offre de nombreuses occasions d’agir sur des lois cantonales qui peuvent avoir un grand impact au quotidien. Par exemple, pour le canton de Neuchâtel, nous avons contribué au succès d’un référendum contre une loi islamophile grâce à une campagne de boîtage en septembre 2021.

Les différences entre nos deux pays qui ont une répercussion sur nos milieux sont les suivantes :

• Le fait que la Suisse ait plusieurs zones linguistiques impose une « barrière de la langue » entre des groupes nationalistes, ce qui complique l’organisation d’actions en commun à l’échelle nationale.

• La démocratie directe nous offre plus d’occasions d’influencer des lois, comme expliqué précédemment.

• En France, des mouvements comme Bastion social ou Génération Identitaire sont dissous par le régime. La Suisse ne dissout pas les mouvements qu’elle juge « extrêmes ». Lorsque ceux-ci se dissolvent, c’est de leur propre initiative, comme ça a été le cas récemment pour le PNOS en Suisse alémanique.

• La position privilégiée de la Suisse nous préserve dans une certaine mesure des inconvénients que connaissent nos voisins, d’où une mobilisation militante plus faible qu’en France.



Arthur Sapaudia :  La Suisse, avec l’ONU, l’OMS, la BRI, le Forum Économique Mondial, le déploiement des antennes 5G, etc… est au cœur du Nouvel Ordre Mondial.

Vaut-il mieux être dans l’œil du cyclone qu’autour ?

RH : Effectivement, la Suisse, malgré son calme, sa discrétion et sa neutralité apparents, abrite les pires organisations mondialistes. Celles-ci profitent bien de ces caractéristiques de notre état pour y organiser leurs plans, loin des regards indiscrets et en toute sécurité.

Pour revenir à l’image du cyclone, il est compréhensible que ces hauts responsables, qui ont souvent une résidence en Suisse, souhaitent échapper aux conséquences négatives des effets qu’ils causent. Il ne serait évidemment pas dans leur intérêt que la Suisse en pâtisse trop. Il n’est donc pas impossible qu’ils la ménagent en n’attaquant pas sa souveraineté avec autant de vigueur que d’autres pays…

Mais la présence de ces organisations en Suisse n’a pas vraiment d’impact sur la population.

Arthur Sapaudia : Quel avenir pour RH ?

RH : La perte de notre local à Aigle, suivie par les restrictions liées au covid, nous ont contraint à revoir quelque peu nos activités.

Nous avons bon espoir de reprendre dans le futur l’organisation de conférences, qui était l’une des activités principales de Résistance Helvétique, mais pour le moment nous avons décidé de nous concentrer sur des activités « de terrain » : distribution de tracts lors de votations importantes (que ce soit au niveau cantonal, comme mentionné précédemment, ou au niveau fédéral), boîtage afin de nous faire connaître et atteindre des gens qui partagent nos idées mais ne sont pas du « milieu », actions collage, etc.

En parallèle de quoi nous renforçons la cohésion au sein de notre mouvement par des sorties et repas en commun.

Nous sommes l’un des derniers mouvements nationalistes/identitaires en Suisse romande et nous nous devons de continuer le combat !

Nous remercions vivement Arthur Sapaudia de nous avoir donné la parole !

Retrouvez Résistance Helvétique sur Telegram ou via son site internet.


Au plaisir pour une rando / raclette camarades !


Quelques illustrations de RH :








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