Mariage : quelques citations !

Jeune homme, si tu as envie de te marier, sache d’abord que la première condition, pour un homme, est de dominer sa femme et, d’être maître. Proudhon

« Le mariage structuré selon la volonté divine soigne et dissipe le versant obscur de chacun pour que l’enfant ait de bonne racines. La sexualité conjugale anesthésie, dans la sphère familiale, la barbarie et la destructivité physique de l’homme (…). (Quant à la femme) son corps en manque s’enflamme du désir de plaire au corps qui le comble : sécurité, bien-être, fidélité, etc.. Pour peu qu’elle ne lorgne pas amèrement vers la figure adultérine de l’amant courtisan et n’ait jamais touché à cette drogue mortellement addictive, la soumission de la femme à son mari est apaisante, structurante, épanouissante, et anesthésie, dans la sphère familiale, la barbarie et la destructivité psychique féminine. Car l’esprit masculin accueille et comble le psychisme féminin. »

Philippe de la Vulpillières, L’homme tue et la femme rend fou


« Le mariage est une institution historique, à dimension sacrée, dont la fonction est de réunir durablement (devant Dieu d’abord puis devant la communauté humaine) un homme et une femme pour fonder une famille : transmettre un patrimoine génétique, culturel, social, dans le but de perpétuer l’espèce et que la société survive… Le mariage est aussi une structure, l’exogamie monogamique, dont Michel Clouscard, dans Traité de l’amour fou, nous apprend qu’elle est la condition du passage de la société de clan à la société de classes, la sortie du tribalisme pour l’universalisme… Bref, le mariage, c’est quelque chose d’historique, de structural, de sérieux qui se situe très au-dessus des revendications à l’égalité produites par un individualisme abstrait, anhistorique et de consommation, dans lequel ta tirade te fait retomber à ton insu ! »

Alain Soral, Dialogues désaccordés


« Seigneur, c’est vous qui m’avez donné, dans l’époux auquel vous m’avez uni, un guide pour mon inexpérience, un protecteur pour ma faiblesse […]. Faites qu’après le bonheur de vous plaire, l’attachement à mon mari, le soin de le rendre heureux m’occupent tout entière. Faites que […] par l’abnégation de la volonté, la déférence à ses moindres désirs, je rende sa vie agréable et douce. »

Comtesse de Flavigny, Recueil de prières, méditations et de lectures (1861), cité dans Agnès Michaux, Dictionnaire Misogyne


« Dans l’exposé d’un jurisconsulte qui traduit fidèlement la pensée allemande en la matière, nous lisons entre autres:

«  Le mariage est l’union la plus intime de l’âme et du corps dont les hommes soient capables, la solidarité la plus complète de deux créatures dans le malheur et dans la félicité. Il vise à l’unité d’âme et d’esprit la plus absolue entre l’homme et la femme, établie et consacrée par le fait qu’ils vivent tout et ressentent tout en commun. C’est la solidarité contre la réalité souvent cruelle de la vie, par laquelle le mariage grandit et se fortifie en la vainquant. Le mariage exige la plus grande confiance, la sincérité la plus absolue entre deux êtres humains. Il constitue la sujétion la plus complète, dans une distance pleine de tact, mais en même temps la liberté sans limites dans une liaison éternelle. »

«  Mais c’est surtout par l’enfant, le but suprême de l’admirable union, que se consacre le mariage. C’est par l’enfant que le mariage s’élève en quelque sorte au-dessus de lui-même, par la procréation de l’enfant, par les soins qui lui sont donnés et surtout par son éducation, car en ceci les époux prennent contact avec la communauté du peuple et en ceci le mariage s’inspire le plus visiblement du sens de la vie, qu’il fait sien, en même temps, en une indissoluble communauté. »

La révolution nationale-socialiste a de nouveau satisfait à cette noble conception du mariage et de la famille en l’entérinant par une loi, après que le marxisme et le libéralisme avaient pendant si longtemps négligé le fondement extrinsèque et intrinsèque d’une vie de famille heureuse. »

Lydia Reimer, La famille dans l’Allemagne rénovée


« Qu’est ce que le mariage? L’union de la force et de la beauté, union aussi indissoluble que celle de la forme et de la matière, dont le divorce implique destruction de toutes deux. C’est précisément en cela que le mariage diffère de la société civile et commerciale, essentiellement résoluble, et dont l’objet est le gain. La force et la beauté s’unissent à titre gratuit : elles ne se payent pas réciproquement, la première en services, la seconde en faveurs ; il n’y a pas de commensuration possible entre les fruits du travail et les dons de l’idéal. Le mariage, dans la pureté de son idée, est un pacte de dévouement absolu. Le plaisir n’y figure qu’en second ordre : tout échange des richesses que produit l’homme contre les joies que procure la femme, tout commerce de volupté, est concubinat, pour ne pas dire prostitution mutuelle. C’est ainsi que le mariage devient pour les époux un culte de la conscience, et pour la société l’organe même de la justice. (…)

Est-ce qu’on paye la charité, la clémence, le pardon, la miséricorde? Les payer, c’est les anéantir; le ministre qui trafique des concessions de l’État est un concessionnaire ; le juge qui arrête, moyennant finance, la vindicte de la loi, est un prévaricateur. Est-ce qu’on vend la pudeur? La pudeur qui se vend, vous savez comment on l’appelle, c’est la prostitution. De même la beauté, mot par lequel je résume toutes les prérogatives de la femme, ne se vend ni ne s’escompte : elle est hors du commerce. C’est pourquoi entre l’homme et la femme qui s’épousent, il n’y a pas, ainsi qu’on l’a dit et que vous l’imaginez, association de biens et de gains comme entre négociants ou propriétaires : il y a don mutuel et gratuit, dévouement absolu. Le contrat de mariage est donc d’une tout autre nature que le contrat de vente, d’échange ou de loyer : c’en est le renversement. L’homme, expression de la force, est attiré par la beauté. Il veut se l’approprier, s’unir à elle d’une union indissoluble. Comment l’obtiendra- t-il ? Quel prix en offrira-t-il? Aucun.

Rien de ce que possède l’homme, de ce qu’il peut créer ou acquérir, ne saurait payer la beauté. Les caresses mêmes de l’amour ne sont pas un prix digne d’elle : des amants qui se prennent pour cause de volupté sont des égoïstes, leur union n’est point un mariage, la conscience universelle l’a appelée fornication, paillardise, libertinage. L’homme digne, dont le cœur aspire à la possession de la beauté, comprend de suite une chose, c’est qu’il ne peut l’obtenir que par le dévouement. Lui qui a la force, il se met aux pieds de la femme, il lui consacre son service et se fait son serviteur. Lui qui la sait faible, enivrée d’amour, il devient respectueux, il écarte toute parole, toute pensée de volupté. Sa fortune, son ambition, il les sacrifiera pour lui plaire ; il n’y a que sa conscience qu’il ne sacrifiera pas, parce que sa conscience est sa force et que c’est dans l’union de la force et de la beauté que consiste le mariage. Dévouement absolu, dévouement d’une conscience forte et sans tache, voilà, en réalité, tout ce que l’épouse offre à son époux, la seule chose qu’il puisse offrir et qu’elle, de son côté, puisse accepter.

Même mouvement du côté de la femme. Autant elle a en prédominance la beauté, autant elle a d’inclination pour la force. Cette force, si désirable, elle la redoute d’abord ; tout être faible éprouve une certaine crainte de l’être fort. Pour apprivoiser, dompter cette force, l’offre de sa beauté ne servirait de rien, elle aurait fait acte de prostitution. Pour conquérir la force de l’homme, la beauté de la femme est aussi impuissante que la force elle-même est impuissante à conquérir la beauté. Ici, comme tout à l’heure, il ne reste qu’un moyen : le dévouement.

Dévouement pour dévouement, à la sollicitation de l’attrait qu’éprouve l’une pour l’autre la force et la beauté ; tel est donc, en définitive, le pacte conjugal, de tous les pactes le plus sublime, à l’imitation duquel se feront plus tard les pactes de chevalerie. (…)

En effet, celui qui se dévoue à une personne ou à une œuvre, s’engage à servir cette personne ou cette œuvre suivant leur nature et selon ses propres facultés : ce qui implique en outre pour lui-même l’obligation d’entretenir ses facultés dans le plus parfait état. Or, nous avons dit que l’homme et la femme, comparés l’un à l’autre, pouvaient se définir, le premier, une nature en prédominance de force, la seconde, une nature en prédominance de beauté. Par conséquent l’homme et la femme, se dévouant l’un à l’autre, s’engagent réciproquement, celui-là à suivre sa femme selon ses inclinations, qui sont la beauté, la tendresse, la grâce, l’idéal, et pour cela, à se rendre lui-même de plus en plus homme ; celle-ci à servir son mari selon son tempérament, qui est la force, et pour cela à se rendre elle-même de plus en plus femme. Plus, en se rendant réciproquement tous les services que comporte un dévouement absolu, ils s’approcheront chacun de son type, plus, par cette différenciation croissante, leur union deviendra intime, et moins aussi le dévouement leur pèsera. Telle est la loi, dans son expression la plus précise et la plus générale : sa portée est immense. (…)

Là où le dévouement est partagé, il cesse d’être. Une femme soi-disant dévouée à plusieurs amants n’est, en réalité, dévouée à aucun ; un homme soi-disant dévoué à plusieurs maîtresses n’est, en réalité, dévoué à aucune. Et non seulement par cette polygamie le dévouement est anéanti, l’homme et la femme sont amoindris dans leur dignité. L’homme est personnel, volontaire, impérieux, exclusif ; il fait de sa femme son confident, son confesseur, le dépositaire de sa fortune et de ses besoins, l’oracle de sa conscience. Partager l’amour de sa femme ce serait sacrifier son honneur et son amour même. De son côté, la femme n’a de valeur que , par la chasteté ; sa gloire est dans la fidélité de son mari ; comment, en perdant l’une, s’exposerait- elle à perdre aussi l’autre? (…)

Le ménage formé, l’homme est chargé du travail, de la production, des relations extérieures; la femme a l’administration du dedans. Ce partage est déterminé par les qualités respectives des époux. Au plus fort, l’action, la lutte, le mouvement ; à celle qui brille et qui aime, mais qui ne doit briller que pour son époux, n’aimer que lui, les soins domestiques, la paix et la pudeur du foyer. Tous deux sont responsables, et partant libres dans leurs fonctions ; toutefois le mari aura droit de contrôle sur la femme, tandis que la femme n’a que celui d’aider, aviser, informer son mari. La raison de ceci est manifeste : la tenue du ménage dépend beaucoup plus de la production virile que celle-ci ne dépend de celle-là, et comme l’homme est chargé du travail principal, qu’il a la supériorité de puissance, que la responsabilité qui lui incombe est plus grande, il se trouve constitué, du droit même de la puissance, chef de la communauté. Et le droit aussi bien que le devoir de la femme, est de reconnaître cette puissance, d’en réclamer les actes, de la provoquer, de la servir, de s’y dévouer. Ôtez cette prépotence maritale, ôtez le dévouement de la beauté à la force, vous retombez dans le concubinat, vous détruisez le mariage. (…)

Le rapport des familles à l’État, en un mot la République, tel est, pour le sexe mâle, le problème à résoudre. Les femmes n’y interviennent que d’une manière indirecte, par une secrète et invisible influence. Comment en serait-il autrement? Organe embryonnaire de la justice, les époux ne font qu’un corps, une âme, une volonté, une intelligence; ils sont dévoués l’un à l’autre à la vie et à la mort ; comment seraient-ils d’une opinion ou d’un intérêt différent ? D’autre part, la question politique, qui rapproche les familles, n’est à autre fin que de constituer leur solidarité, et de leur assurer toutes les garanties de liberté, de propriété, de travail, de commerce, de sécurité, d’instruction, d’information, de circulation, qu’ils réclament, toutes choses qui relèvent exclusivement des attributions de l’homme. Comment les femmes seraient-elles nominativement consultées? Supposer que la femme puisse exprimer dans l’assemblée du peuple un vote contraire à celui de son mari ; c’est les supposer en désaccord et préparer leur divorce. Supposer que la raison de la première puisse balancer celle du second, c’est aller contre le vœu de la nature et dégrader la virilité. Admettre enfin, à l’exercice des fonctions publiques une personne que la nature et la loi conjugale ont pour ainsi dire consacrée à des fonctions purement domestiques, c’est porter atteinte à la pudeur familiale, faire de la femme une personne publique, proclamer défait la confusion des sexes, la communauté des amours, l’abolition de la famille, l’absolutisme de l’État, la servitude des personnes et l’inféodation des propriétés. Voilà comment s’établit la subordination de l’épouse à l’époux dans le mariage. (…)

Changez, modifiez, ou intervertissez, par un moyen quelconque, ce rapport des sexes, vous détruisez le mariage dans son essence; d’une société en prédominance de justice vous faites une société en prédominance d’amour; vous retombez dans le concubinat et la papillonne; vous pouvez avoir encore des pères et des mères , comme vous avez des amants, mais vous n’aurez plus de famille ; et sans famille, votre constitution politique ne sera plus une fédération d’hommes, de familles et de cités libres, ce sera un communisme théocratique ou pornocratique, la pire des tyrannies. (…)

La société, c’est-à-dire l’union des forces, repose sur la justice. La justice a pour condition organique un dualisme, hors duquel elle se réduit bientôt à une notion pure, inefficace. Ce dualisme, c’est le mariage, formé par l’union de deux personnes complémentaires l’une de l’autre, et dont l’essence est le dévouement, le préparateur l’amour. Ainsi se résout cette contradiction apparente, qui dit à l’homme : commander, pour mieux servir; à la femme : obéir, pour mieux régner, contradiction qui exprime avec tant de force l’engrenage matrimonial, et contient toute la loi et le mystère du sacrement. (…) En tous cas, vous ne pouvez m’accuser de partialité et vous plaindre que je fasse tort à votre sexe, puisque toujours, en regard d’une prépotence masculine, je constate une prééminence féminine; qu’en échange du dévouement que je demande à la femme, j’impose à l’homme l’obligation d’un dévouement encore plus grand. Qu’est-ce donc encore une fois qui vous offusque? Si vous ne réclamez véritablement que votre droit, le voilà : égalité de fortune et d’honneur ; développement et triomphe de vos facultés les plus précieuses; juste part d’influence; moins d’initiative dans les choses de la politique et de l’économie, mais aussi moins de responsabilité ; en résultat le règne, moins les fatigues et les périls de la conquête. Que vous faut-il de plus? Et pourquoi toute cette colère ? (…)

Jeune homme, si tu as envie de te marier, sache d’abord que la première condition, pour un homme, est de dominer sa femme et, d’être maître. Si après avoir arrêté tes regards sur une personne et l’avoir bien considérée, tu ne te sens pas, dans l’ensemble de tes facultés, une fois plus fort au moins que ta femme, ne te marie pas. Si elle t’apporte de la fortune, et que tu n’en aies pas, il faut être quatre fois plus fort qu’elle. Si c’est un bel esprit, une femme à talent, etc., il faut que tu sois sept fois plus fort qu’elle ; sinon pas de mariage. Il n’y a pas de repos pour l’homme à se sentir critiqué ; pas de dignité à être contredit ; le danger arrive imminent de cocuage, ce qui est la dernière des hontes et des misères. Plutôt la fréquentation des courtisanes qu’un mauvais mariage. (…)

Il faut redresser le jeune homme de toute sa hauteur ; lui apprendre que rarement, bien rarement, son premier amour peut être suivi de mariage, et qu’il est bon pour lui que cela ne soit pas ; qu’il ne doit pas se marier avant vingt-huit à trente-deux ans ; qu’il doit attendre qu’il soit mûr, au moral comme au physique ; que son idéalisme ait passé, qu’il puisse davantage se suffire, vivre en lui, et absorber la femme. Il faut lui apprendre : que tout amour précoce engendre un nivellement fâcheux; que la femme veut être domptée et s’en trouve bien ; qu’elle a tendance à la lasciveté, à la licence, à la gravelure, aux chose luxurieuses, et qu’un homme fort lui impose davantage ; qu’elle est aisée à maîtriser tant que jeune, amoureuse et qu’elle fait des enfants ; passé cela, qu’elle devient hommasse, et qu’il importe alors plus que jamais que l’homme conserve la prépondérance, ce qui ne se fait que par l’habitude prise, le pli formé ; chose qui n’empêche pas qu’il y ait de sourds murmures de révoltes ; que les enfants y aident encore : la mère se confondant volontiers alors avec eux, se rajeunissant avec ses filles ; ce qui entretient l’autorité paternelle, hors de laquelle ni paix, ni ordre, ni décence, ni honneur, ni salut; au contraire, tout tourne au grabuge et au scandale ; que le chef de famille se doit tout entier aux siens ; que tout égoïsme doit être banni de son cœur, et qu’il en doit multiplier les prémices mais, en même temps, qu’il en est le gardien, le pourvoyeur et l’instructeur responsable, et qu’à ce titre il ne doit jamais permettre la moindre infraction à son commandement ; que la femme a tendance constante à rabaisser l’homme ; elle le circonvient, l’enlace, veut en faire son compagnon, son égal : c’est dans sa nature ; elle le fait à son insu, conspirant ainsi naïvement contre la hiérarchie domestique et contre elle-même ; mais qu’il faut de temps en temps remonter l’horloge, faire acte de décision, de volonté, etc. (…)

Tenir toujours la dragée très-haute, et se souvenir de cet aphorisme : que les hommes les plus aimés de leurs femmes sont ceux qui savent le plus se faire respecter, et même un peu craindre (…) Confiance doit être absolue de la part de la femme envers le mari ; celui-ci doit l’exiger ; elle ne peut être que limitée envers la femme. Tout homme a des secrets qu’il peut confier à un ami, et qu’il ne dit pas à sa femme. Beaucoup d’indulgence, parce que la femme est faible. Jamais de pardon pour les fautes graves : elle mépriserait d’autant son mari. Un mari trompé par sa femme peut la garder afin d’éviter le scandale ; mais il doit s’en séparer de corps et de cœur; s’il agit autrement, il s’avilit et se perd. (…)

Il n’est point mal d’user de vigueur au besoin; vigueur de paroles, de volonté, d’action même de gestes. L’homme a la force, c’est pour en user; sans la force, la femme le méprise, et c’est encore une manière de lui plaire, de la fasciner, de la séduire, que de lui faire sentir qu’on est fort. (…)

Enfin, bien méditer que la femme a été donnée à l’homme pour sa félicité et pour le développement de sa dignité et de sa justice, pour la joie intime de son cœur ; mais à la condition qu’il se rendra maître absolu d’elle, la soumettra à sa raison; qu’elle vivra de sa vie, se confondra avec lui, tout en lui servant d’auxiliaire, de partenaire et d’interlocutrice.(…)

Garde toi des vierges folles, des bonnes filles. On dit volontiers, pour leur trouver quelque atténuation, qu’elles ont bon cœur : oui, elles vous mangent , vous lèchent, vous délectent ; elles sont gentilles au lit ; obligeantes, compatissantes ; s’imposent, par enthousiasme, par sacrifices ; ont de la charité, mettront leur bijoux en gage, etc. Mais, dans tout cela, point de solidité, point de constance. Ces qualités, dont on les loue, et qui comptent à peine chez la femme sérieuse, attachée à ses devoirs, sont sujettes chez elles à de tristes défaillances. Au ménage, ces femmes là sont bonnes à rien, s’y ennuient vite, ont du courage une fois par semaine ; leur propreté est équivoque, elles haïssent la cuisine, envoient leurs maris vivre au restaurant, se fatiguent promptement de la sévérité domestique. Elles ont besoin d’être remontées sans cesse par des récréations, visites, soirées, promenades, spectacles. Le concubinat est leur lot, à moins qu’elles ne compensent leur médiocrité comme ménagères par l’exercice lucratif d’un métier, auquel cas il leur faut, chose dangereuse, une remplaçante à la maison.(…)

D’où vient la grandeur et la sublimité du mariage ? C’est qu’il est tout sacrifice et dévouement. On ne se marie pas pour faire l’amour. L’amour pour l’amour, l’amour pour le plaisir. Toute femme qui l’entend ainsi est une catin. (…)

Une femme qui se dévoue à un homme promet de le suivre et de lui obéir en tout, et de le soigner, comme plus faible, comme suivante. Un homme qui se dévoue à une femme, promet de la protéger, nourrir, défendre, etc., comme plus fort, et elle plus faible! Le dévouement n’est pas chose arbitraire; donc, il suppose des conditions naturelles données à priori. Il exclut le caprice, ainsi que serait un prétendu mariage où l’homme admettrait la femme comme sa pareille, et ferait échange avec elle de fonctions, de droits et de devoirs. Mais quid si la femme nie ce rapport, et prétend à la parité et à l’égalité? Eh bien! garde-toi de l’épouser alors. Laisse cette bête féroce à elle-même, à l’imbécile qui en voudra. (…)

L’homme dans la famille, magistrat; la femme, prêtresse et idole. (…) Contradiction apparente : obéir pour régner. La femme qui commande humilie son mari, et tôt ou tard elle le coiffe. La femme qui, dans le mariage, cherche le plaisir, ne vaut pas mieux : c’est une petite catin, paresseuse, gourmande, bavarde, dépensière, à qui son mari ne suffit pas longtemps. Donc, courtisane ou ménagère; j’ai eu raison de le dire, et n’en démords pas.

Pierre-Joseph Proudhon, La Pornocratie

« Le sexe féminin exige et attend tout du sexe masculin, tout ce qu’il désire et dont il a besoin; le sexe masculin exige du sexe féminin d’abord et immédiatement une seule chose. C’est pourquoi il fallut s’organiser de telle sorte que le sexe masculin ne puisse obtenir du féminin cette seule chose que s’il assume en échange tout, et aussi les enfants issus de la relation : c’est sur cette organisation que repose la prospérité du sexe féminin tout entier. Le mariage n’a pas pour but un tête-à-tête plein d’esprit, mais la procréation des enfants: c’est une union des cœurs, pas des têtes. C’est pure et ridicule prétention lorsque des femmes affirment s’être éprises de l’esprit d’un homme, à moins qu’il ne s’agisse d’un esprit dénaturé qui a disjoncté. Ne se marier que « par amour » sans avoir à le regretter très vite, voire se marier tout court, signifie plonger les yeux bandés la main dans un sac, en espérant y découvrir une anguille parmi un tas de serpents. Dans notre continent où l’on est monogame, se marier signifie réduire ses droits de moitié et doubler ses devoirs. Se marier, c’est faire tout son possible pour se dégoûter réciproquement. On sait bien que rares sont les mariages heureux. En Europe, les lois conjugales considèrent que la femme est l’équivalent de l’homme, elles se fondent donc sur une donnée inexacte. »

Arthur Schopenhauer, l’art de l’insulte


« Dans nos sociétés monogames, se marier c’est diminuer de moitié ses droits et sa liberté, mais, en revanche, c’est doubler ses devoirs et ses charges. Et quels devoirs? Depuis que vous avez admis vos femmes à délibérer, le bas intérêt a envahi la maison, toute résolution généreuse y est redoutée comme une criminelle folie. Le soin honteux du bien-être, le plus misérable calcul, la crainte de hasarder avec votre vie la sécurité de la famille, une poltronnerie vous sont imposés comme les obligations les plus sacrées. Bon père, bon époux, c’est-à-dire lâche citoyen, conscience faussée et vénale, intelligence abâtardie, voilà les titres ridicules qui vous servent aujourd’hui d’épitaphe. Vantez les femmes, félicitez-vous de les avoir affranchies : elles ont inventé les meurs bourgeoises, elles ont fait de vous une race de Chrysales, qui a désappris sous leur joug la pratique de toutes les vertus fortes et qui ne peut plus en entendre le nom sans trembler et sans frémir de plaisir en se remuant douillettement dans ses habitudes de servilité.  »

Arthur Schopenhauer, conversations avec C. Challemel-Lacour, dans La fin du monde, voilà le salut

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