Texte extrait des vidéos ci-dessous
[On] va parler aujourd’hui de ce qui concerne les toilettes. Bien que c’est un endroit pas très pur, mais quand même il y a beaucoup de lois à observer en ce qui concerne tout ce qui a voir avec le fait d’excréter ou d’uriner (…).
C’est lorsque la force qui pousse à aller aux toilettes est plus forte que notre nature. (…) Quand, de façon naturelle, ça demande à sortir et pour pas que ça sorte tu dois faire un effort, une contraction des muscles, (…) là c’est clair, tu transgresses déjà. (…)
Maintenant, quelqu’un qui va excréter, c’est super important de bien s’essuyer l’anus. S’il y a des excréments dans l’anus, alors tout ce qui est prière, tout ce qui est étude de Torah, c’est pas valable. (…)
On a les deux fesses qui ferment comme ça l’anus. Quand je suis debout, c’est fermé. Quand je m’assois, ça s’ouvre un peu. Quand il y a des excréments à l’endroit où, quand je suis assis, néanmoins on les voit pas. Si quelqu’un allait maintenant regarder, il verrait pas les excréments, bien qu’il y en ait, c’est valable, aucun problème, d’accord. (…) Une fois que je suis assis, ça peut apparaître là. S’il y en a, c’est un gros problème. (…)
Quand on s’essuie, on s’essuie pas avec la main droite. Pourquoi ? Parce que la main droite, on l’utilise pour mettre les tefilline. (…) Et même quand on s’essuie avec la main gauche, on s’essuie pas avec le majeur. Pourquoi ? Parce que sur le majeur, on met les lanières des tefilline. (…) Celui qui n’arrive pas, c’est marqué : il peut s’essuyer avec le majeur. Et même les femmes aussi, on leur dira de faire avec la main gauche. (…)
[On a vu un rabbin] rentrer dans les toilettes et sortir, il rentre de nouveau, il sort, il rentre de nouveau, il sort. Pourquoi, qu’est-ce qui se passe ? Alors il a expliqué, ben c’est écrit qu’on a pas le droit dans les toilettes d’avoir des pensées de Torah. Il a écrit dans son livre que le plus dur pour un ben Torah, quelqu’un qui est un étudiant de Torah, c’est le plus dur, c’est ça. (…)
Mais on va dire ta femme maintenant, qu’est-ce qu’on voit ? Son mollet, d’accord, elle a pas de bas, ça s’appelle nudité. Alors, j’ai le droit de penser des paroles de Torah face au mollet de ma femme ? Mais j’ai pas le droit de dire des paroles de Torah face au mollet de ma femme. (…)
[Quand dans mon lit] il y a ma femme à côté. Bah, il y a le bas du corps qui apparaît là, les pieds. C’est une partie qui doit être couverte chez la femme. Alors quand j’étudie sans prononcer, pas de problème. Je peux voir le pied de ma femme, pas grand-chose à voir de toute façon, d’accord. Mais tant que je lis et je prononce rien, ça va. Mais si je prononce, ça va pas. Alors soit je mets le bouquin comme ça et je vois pas, parce que je lis dans le bouquin, puis les pieds sont derrière, soit je lui dis gentiment de couvrir les pieds. (…)
On peut pas parler dans les toilettes, interdit, parce qu’il y a des forces négatives. Et quand tu parles, ces forces négatives, elles vont attraper les paroles, d’accord. Tu donnes quelque part, tu nourris les forces du mal. (…)
Si c’est ton père ou ta mère qui t’appelle, qui bip, tu peux faire… Il entend rien, tu dis : « Oui oui, je suis aux toilettes. » Tu peux dire un truc pareil, d’accord. Maintenant, tu as un téléphone, puis c’est 100 000 €, tu peux gagner, d’accord, tu peux parler dans les toilettes au téléphone, d’accord ? (…)
On peut pas, non seulement dire, mais même penser des paroles de Torah ou des berakhot face à un excrément ou une chose qui sent mauvais. (…)
Il y a un autre problème qui est assez courant, c’est qu’il y a des fois des tuyaux qui sortent des maisons. Des tuyaux, ou en plastique, ou en métal, qui sont en fait les tuyaux des toilettes. Le problème est : les poskim disent que les excréments imprègnent dans le matériau du tuyau. Donc le tuyau lui-même devient comme un excrément lui-même. Et on n’a pas l’impression, parce qu’on ne sent pas de mauvaise odeur, on voit rien du tout, mais en fait c’est un problème.
Faire attention à cela, c’est très courant. Moi, dans ma rue, il y a comme ça plusieurs tuyaux comme ça. Donc il y a des régions, je sais que je peux ni penser, ni parler, ni rien. Et des fois, des gens, ils sont pas au courant, parlent avec moi des paroles de Torah, et alors, ou je tourne, je fais en sorte que je puisse pas regarder le tuyau, parce que c’est un vrai problème.
Rabbi Daniel Boulochnik : Les peuples du monde et leur avenir (03/26)



