Extrait de son manifeste La société industrielle et son avenir, 1995,
dans Anthologie critique de la Démocratie moderne
(…) un mouvement qui exalte la nature et s’oppose à la technologie doit avoir impérativement une attitude anti « gauchiste » et ne doit pas collaborer avec eux. Le « gauchisme » est sur le long terme incompatible avec la Nature Sauvage, avec la liberté humaine et avec l’élimination de la technologie moderne.
Le « gauchiste » est un collectiviste ; il cherche à unifier le monde (la race humaine et la nature à la fois) en un tout. Mais ceci implique l’administration de la nature et de la race humaine par une société organisée, et requière une technologie avancée. Vous ne pouvez avoir un monde unifié sans moyens de communications (dans tous les sens du terme) rapides, vous ne pouvez faire que chacun aimera son prochain sans des techniques psychologiques sophistiquées, vous ne pouvez avoir une « société planifiée » sans une solide tecchnologie. Par-dessus tout, le « gauchiste » est motivé par le besoin de pouvoir, et il recherche ce pouvoir sur des bases collectivistes, au travers l’identification à un mouvement de masse ou à une superstructure. Le « gauchiste » n’est pratiquement jamais pour abandonner la technologie, car celle-ci est un moyen trop précieux pour un pouvoir collectiviste. (…)
Si le « gauchisme » devient un jour dominant dans la société, ce qui fait que le système techno-industriel deviendra une arme entre leurs mains, ils en useront et favoriseront sa croissance avec enthousiasme. En faisant cela, ils répéteront un schéma que le « gauchisme » a montré dans le passé à maintes reprises. Quand les bolcheviques étaient minoritaires en Russie, ils étaient vigoureusement contre la censure et la police secrète, ils défendaient l’autodétermination des minorités ethniques, et ainsi de suite ; mais dès qu’ils eurent le pouvoir, ils imposèrent une censure bien plus sévère, créèrent une police secrète autrement plus efficace que du temps des tsars, et oppressèrent les minorités ethniques au moins autant que dans le passé. Aux États-Unis, il y a une vingtaine d’années, quand les « gauchistes » étaient minoritaires dans nos universités, les professeurs « gauchistes » y défendaient farouchement la liberté de pensée, mais aujourd’hui, là où ils sont dominants, la situation s’est renversée (c’est le politiquement correct). La même chose arrivera avec les « gauchistes » et la technologie : ils l’utiliseront pour opprimer leurs opposants si jamais elle tombe sous leur contrôle. (…)
Un certain nombre de penseurs ont relevé que le « gauchisme » est une sorte de religion. Le « gauchisme » n’est pas une religion au sens strict car cette doctrine ne postule pas l’existence d’un être surnaturel. Mais pour le « gauchiste », l’idéologie joue le même rôle psychologique que la religion pour certaines personnes. Le « gauchiste » a BESOIN de croire au « gauchisme » ; il joue un rôle central dans son économie mentale. Ses croyances ne sont pas facilement modifiées par la logique ou les faits. Il a la profonde conviction que le « gauchisme » est moralement Juste, avec un J majuscule, et cela implique que ce n’est pas un droit mais un devoir que d’imposer ses convictions à qui que ce soit (…).
Le « gauchisme » est une force totalitaire. Pour peu qu’il soit en position de force, il a tendance à s’immiscer dans chaque recoin de la vie privée et à contraindre tout le monde à passer au moule « gauchiste ». Ceci est dû en partie au caractère quasi-religieux du « gauchisme » ; tout ce qui s’oppose aux « gauchistes » est assimilé au Péché. Plus fondamentalement, c’est une force totalitaire à cause de la méthode de recherche de pouvoir du « gauchiste ». Ce dernier cherche à satisfaire son besoin de pouvoir en s’identifiant avec un mouvement de masse et tente de satisfaire son processus de pouvoir en collaborant pour que ce mouvement atteigne ses buts (…).
Mais peu importe le degré de réussite du mouvement car le « gauchiste » ne sera jamais satisfait ; son activisme étant une activité compensatrice (…).
Ce qui fait que la motivation réelle du « gauchisme » n’est pas d’accomplir les buts annoncés du « gauchisme » ; en réalité, il est poussé par la sensation de pouvoir que lui confèrent le combat pour un but social et son accomplissement. En conséquence, le « gauchiste » n’est jamais satisfait par ce qu’il a déjà obtenu ; son besoin de processus de pouvoir lui fait sans cesse chercher de nouveaux buts. Le « gauchiste » veut des chances égales pour les minorités. Une fois ceci fait, il insiste sur une répartition sociale statistique par minorité. Et aussi longtemps que quiconque abrite dans un recoin de son esprit un quelconque ressentiment envers une minorité, le « gauchiste » se doit de le rééduquer. Et les minorités ethniques ne sont pas suffisantes ; personne ne peut avoir quelque chose à reprocher aux homosexuels, aux handicapés, aux obèses, aux vieux, aux moches, et ainsi de suite. Ce n’est pas suffisant que les gens soient prévenus des dangers du tabac ; un avis doit être imprimé sur chaque paquet de cigarettes. Puis la publicité pour le tabac doit être limitée sinon interdite. Les activistes ne seront jamais satisfaits avant que le tabac ne soit mis hors la loi, et ensuite ce sera le tour de l’alcool, de la junk food, etc. Ils se sont battus contre les mauvais traitements infligés aux enfants, ce qui raisonnable. Mais maintenant, ils veulent prohiber jusqu’à la fessée. Ils ne seront satisfaits que lorsqu’ils auront un contrôle complet sur la façon dont sont éduqués les enfants. Puis ils passeront à une autre cause.
Le « gauchiste » (…) prend souvent un ton moralisateur. Il a tendance à être pour le contrôle des armes, pour l’éducation sexuelle et pour toutes les autres méthodes d’épanouissement psychologique, pour la planification, pour le multiculturalisme, pour l’affirmative action. Il s’identifie aux victimes. Il s’oppose à la compétition et à la violence, mais trouvent souvent des excuses pour les « gauchistes » qui en usent. Il adore utiliser les phrases-clichés de la gauche comme « racisme », « sexisme », « homophobie », « capitalisme », « impérialisme », « néocolonialisme », « génocide », « changement social », « justice sociale », « responsabilité sociale », etc. Peut-être ce qui peut le mieux caractériser le « gauchiste » est sa tendance à sympathiser avec les mouvements suivants : le féminisme, le mouvement gay, le droit des minorités, des handicapés, des animaux, et la politiquement correct. Quiconque est en accord avec TOUS ces mouvements est presque à coup sûr un « gauchiste ».
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