Mon nouveau florilège vient de sortir, et ça ne va pas plaire à certains !
Je vous propose dans cet article promotion, de vous dévoiler quelques citations classées par entrées.
RETOUR AU RÉEL
La démocratie a la terreur comme moyen et le totalitarisme comme fin.
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Les décisions despotiques de l’État moderne sont finalement prises par un bureaucrate anonyme, subalterne, pusillanime, et probablement cocu.
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Le démocrate, en quête d’égalité, passe le rasoir sur l’humanité, pour couper ce qui dépasse : la tête. Décapiter est le rite central de la messe démocratique.
Nicolás Gómez Dávila, Les horreurs de la démocratie, 2003
DEMOCRATIE
La démocratie absolue est peut-être la plus grande chimère de toutes celles qui ont traversé l’esprit humain. L’égalité est contraire à la nature.
Ernest Renan, La Réforme intellectuelle et morale, 1871
Le monde moderne a été transformé en une vaste société anonyme à la tête de laquelle se trouve un Conseil d’Administration tout puissant, et ce Conseil est asservi aux grandes entreprises financières et industrielles qui détiennent en leur pouvoir toute richesse économique. (…)
On semble consulter le peuple alors qu’en réalité on lui en impose et qu’on lui fait accepter, sous le fallacieux prétexte de sa souveraineté, les pires ignominies. Peut-on expliquer autrement les guerres qui ravagent l’humanité et plus particulièrement l’horrible boucherie de 1914 ?
Jules Chazoff, Encyclopédie anarchiste, texte établi par Sébastien Faure, 1925-1934
ÉGALITÉ
L’égalitarisme est contredit par toutes les données de l’éthologie. Cette discipline établit que dans toute société, qu’elle soit animale ou humaine, s’établit spontanément une hiérarchie, qui propulse dans une situation dominante les alphas.
Louis Rougier, Du paradis à l’utopie, 1979
Cette notion chimérique de l’égalité des hommes qui a bouleversé le monde, suscité en Europe une révolution gigantesque, lancé l’Amérique dans la sanglante guerre de sécession et conduit toutes les colonies françaises à un état de lamentable décadence, il n’est pas un psychologue, pas un voyageur, pas un homme d’État un peu instruit, qui ne sache combien elle est erronée ; et pourtant il en est bien peu qui osent la combattre.
Gustave Le Bon, Lois psychologiques de l’évolution des peuples, 1895
LIBERTÉ
La liberté anarchique des démocraties n’a pas seulement permis le détournement de la volonté populaire et son exploitation au profit d’intérêts privés, elle a eu un résultat plus grave encore. Elle nous fait une vie ouverte de toutes parts à toutes les inondations, à tous les miasmes, à tous les vents fétides, sans digue contre la décadence, l’expropriation et surtout la médiocrité. Elle nous fait vivre dans une steppe que tout peut envahir. Il n’y a qu’un mot d’ordre purement négatif : défendre la liberté. Mais cette liberté, est comme une drogue qu’on boit d’un seul coup, elle est un chrême qu’on reçoit et ensuite l’homme est abandonné dans cette steppe sans défense. Les monstres font leur nid dans cette steppe, les rats, les crapauds, les serpents le transforment en cloaque. Ce pullulement a le droit de croître, comme tous autres orties et chiendents.
La liberté, c’est l’importation de n’importe quoi. Toute la pouillerie dont les autres peuples veulent se débarrasser, elle a aussi le droit de s’installer sur la steppe sans détour, d’y parler haut, d’y faire la loi et aussi de mêler à notre sang des rêves négroïdes, des relents de sorcellerie, des cauchemars de cannibales qui tapisseront comme des fleurs monstrueuses des cervelles étrangères que nous ne reconnaîtrons plus : l’apparition d’une race adultère dans une nation est le véritable génocide moderne, et les démocraties le favorisent systématiquement.
Maurice Bardèche, Qu’est-ce que le fascisme ?, 1961
TOTALITARISME ET BUREAUCRATIE
Je prenais un exemple. La répression routière, c’est très révélateur des méthodes de contrôle social utilisées dans nos soi-disant démocraties. On est en train d’instiller à la population une mentalité de chien battu. Le maître alcoolique dérouille son chien toute la journée, résultat : le chien est de plus en plus servile devant son maître, parce qu’il croit qu’il a fait quelque chose de mal. Quand on fait perdre leur permis et donc leur boulot à des gens qui ont juste roulé à 52 km/h au lieu 50 km/h… (…) Ce permis à points, ce racket des automobilistes, ça va finir par coincer tout le système.
À mon avis, c’est un vrai petit laboratoire, cette histoire : on va voir si le pouvoir obtient la soumission des automobilistes, avec des gens qui rouleront à 50 km/h sur des portions de départementales vides et qui se feront tirer dessus s’ils roulent trop vite… ou bien s’il y a une réaction. Le front antiradar, c’était peut-être le signe qu’une réaction est possible.
Après tout, la liberté quotidienne, dans les petits gestes de la vie, c’est aussi ça, la liberté. Les critères de liberté, ce n’est pas seulement les droits de l’homme pour les intellectuels dissidents. La liberté, c’est aussi la liberté de faire du fromage au lait cru ! La liberté de pouvoir sortir du bar avec un verre. La liberté de fumer aussi, tout simplement.
Toutes ces petites restrictions qu’on nous impose, lentement, hypocritement, ça prépare le libéralisme totalitaire. La démocratie, oui, mais dans le cadre d’une société de consommation policière… Toute liberté de transgresser par la consommation, mais répression dès qu’on sort du cadre préprogrammé par le système consumériste. Voilà le libéralisme totalitaire : la restriction de la liberté à un empilement de programmes libertaro-consuméristes. On est libre, à condition de suivre les pistes qui conduisent à la liberté, pistes que le pouvoir a soigneusement balisées… Étrange liberté, non ?
Alain Soral, entretien pour Rinascita, mai 2012
TYRANNIE DES MINORITÉS
Le pire est atteint avec les écologauchistes proprement dits, qui ne ratent jamais une occasion de faire passer avant leurs préoccupations environnementales affichées leur défense des « minorités », qu’il s’agisse pour eux d’encourager activement la submersion démographique de l’Europe par des populations allogènes dans le cadre du Grand Remplacement censé favoriser l’éclosion d’une « conscience planétaire », ou de faire l’éloge des minorités en matière d’ « orientation sexuelle ».
Giovanni Monastra & Philippe Baillet, Piété pour le cosmos, 2017
INGÉNIERIE SOCIALE & PROPAGANDE
Manipulation politique et commerciale, propagande et publicité sont de même nature. Ces dernières décennies, tout le monde a pu remarquer combien la propagande politique et la communication persuasive, celle qui vise l’électorat, ont adopté les modalités et les styles de la publicité commerciale. On les voit miser de plus en plus sur la construction d’images et de spots publicitaires spécifiquement conçus, véhiculés et réitérés, pour parvenir aux gens avec une plus grande fréquence et des contenus de moins en moins porteurs de réalités vérifiables. Les techniques, quand ce ne sont pas des agences de marketing, utilisées par des hommes politiques pour leurs campagnes électorales et par l’industrie pour ses campagnes publicitaires sont fondamentalement les mêmes.
Marco Della Luna & Paolo Cioni, Neuro-esclaves – Techniques et psychopathologies de la manipulation politique, économique et religieuse, 2009
DROITS DE L’HOMME & CONSCIENCE UNIVERSELLE
Aujourd’hui, les juges de Nuremberg, s’ils veulent être logiques avec eux-mêmes, doivent dénoncer comme des ennemis de la conscience universelle les États qui n’appliquent pas chez eux la démocratie à la manière américaine. Ils doivent les retrancher de la communauté internationale et la conscience universelle, en tant que suzerain, doit battre le ban contre ces rebelles. Ainsi les principes de Nuremberg non seulement nous mettent en tutelle, mais ils nous condamnent à une autre guerre, et à une guerre toute pareille à la précédente, une guerre sans nécessité, une guerre idéologique, une soi-disant guerre du Droit.
Maurice Bardèche, Nuremberg ou la terre promise, 1948
LAÏCITÉ
La laïcité française, son ancrage premier dans l’école, est l’effet d’un mouvement entamé en 1789, celui de la recherche permanente, incessante, obstinée de la religion qui pourra réaliser la Révolution comme promesse politique, morale, sociale, spirituelle. Il faut, pour cela, une religion universelle : ce sera la laïcité. Il faut aussi son temple ou son église : ce sera l’école. Enfin, il lui faut son nouveau clergé : ce seront les « hussards noirs de la République » (les maîtres d’école sous la IIIe République).
Vincent Peillon, Une religion pour la République, 2010
POLITIQUEMENT CORRECT
(…) le politiquement correct, c’est vital pour nos démocraties. (…) La pensée unique, c’est ce qui fait que la démocratie fonctionne.
Denis Olivennes, Université d’été du Medef, 04/09/09
TOLÉRANCE
Le paradoxe de la tolérance est moins connu : une tolérance illimitée a pour conséquence fatale la disparition de la tolérance. Si l’on est d’une tolérance absolue, même envers les intolérants, et qu’on ne défende pas la société tolérante contre leurs assauts, les tolérants seront anéantis, et avec eux la tolérance.
Karl Popper, La Société ouverte et ses ennemis, 1945
ANTIRACISME
SOS-Racisme. SOS-baleines. Ambiguïté : dans un cas, c’est pour dénoncer le racisme, dans l’autre, c’est pour sauver les baleines. Et si dans le premier cas, c’était aussi un appel subliminal à sauver le racisme, et donc l’enjeu de la lutte anti-raciste comme dernier vestige des passions politiques, et donc une espèce virtuellement condamnée.
Jean Baudrillard, Cool Memories II : 1987-1990
DROITE / GAUCHE
La droite est adolescentiste : elle rêve de chevalerie et idéalise le père. La gauche est infantile : elle aspire à la fusion avec le monde maternel. En fin de compte, ce qui fait le plus défaut dans le monde politique, ce sont les adultes.
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Moraliste, puritaine, hypocrite : c’était la droite à la fin du XIXe siècle. C’est très exactement la gauche aujourd’hui. La « morale » voyage elle aussi…
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Quand la droite voit dans l’extrême gauche le danger principal (et reproche à la gauche de « conduire au communisme »), quand la gauche voit dans l’extrême droite le danger principal (et reproche à la droite de « faire le lit du fascisme »), ce n’est ni la droite ni la gauche qui parlent, c’est l’esprit bourgeois. (Et c’est en outre une erreur historique : il n’y a jamais eu de communisme que là où la gauche était faible, ni de fascisme là où la droite était forte).
Alain de Benoist, L’exil intérieur, Carnets intimes, 2022
HALTE AU GAUCHISME !
Le « gauchiste » sur-socialisé essaie de se débarrasser de sa laisse mentale et affirme son autonomie en se rebellant. Mais il n’est pas généralement assez fort pour se rebeller contre les plus élémentaires valeurs de la société. En fait, les buts des « gauchistes » actuels n’entrent PAS en conflit avec la morale courante. Au contraire, la gauche s’approprie un principe moral reconnu, l’adopte comme étant le sien, puis accuse le gros de la société de violer le dit principe. Par exemple : égalité des races, des sexes, aide aux pauvres, pacifisme, non-violence en général, liberté d’expression, bonté envers les animaux. Plus fondamentalement, les devoirs des individus envers la société, et ceux de la société vis à vis des individus. Toutes ces valeurs sont profondément enracinées dans notre société (ou au moins dans les couches sociales supérieures) depuis longtemps. Ces valeurs sont explicitement ou implicitement formulées par les mass-média ou le système éducatif. Les « gauchistes », surtout sur-socialisés, ne se rebellent pas contre ces valeurs mais justifient leur hostilité à la société en prétendant (avec une certaine raison) que ladite société vit en contradiction avec ces valeurs.
Ted « Unabomber » Kaczynski, La société industrielle et son avenir, 1995
ECONOMIE, FINANCE, DETTE ET RACKET BANCAIRE
À la mort de Lincoln, la véritable puissance aux États-Unis passa des mains du gouvernement officiel dans celles des Rothschild et autres affidés de leur ténébreux consortium. (…)
On s’essouffle à parler de telle ou telle « nation » démocratique. Le véritable gouvernement s’est tenu et se tient encore dans les coulisses. La nature du régime démocratique est la suivante : deux ou plusieurs partis à la dévotion de l’usurocratie s’affichent aux yeux du public. Par souci pratique, et pour apaiser la conscience des niais, on laisse aux bonnes gens, à l’idéaliste solitaire, le soin de faire un peu de travail honnête, aussi longtemps qu’ils ne percent pas les machinations des divers rackets. Les plus épouvantables rackets sont ceux de la finance, du monopole et de la monopolisation de la monnaie même, à l’intérieur de la nation et de combinaison avec les différentes monnaies étrangères.
Ezra Pound, Le travail et l’usure, 1944
LA DÉMOCRATIE ET LA GUERRE
Boyaux avides prolétaires contre boyaux contractés bourgeois. C’est toute la mystique démocratique. C’est consistant, mais ça rampe, c’est lourd, ça fatigue, ça pue. (…) 93 ! 71 ! 36 ! grandes masses démocratiques à la gloire du Peuple-Dieu ! du Peuple-Bétail ! Peuple-Dieu dans les paroles, Peuple-Bétail dans les faits. Peuple pour tous les Abattoirs.
Louis-Ferdinand Céline, L’école des cadavres, 1938
INGÉRENCE HUMANITAIRE
« La libération de l’Irak a été une bonne chose pour le peuple irakien, une bonne chose pour l’Amérique et une bonne chose pour le monde car elle a permis d’éliminer une source de violence, d’agression et d’instabilité au Moyen-Orient. Le pire des régimes a fait place à l’un des meilleurs. »
C’est en ces termes que, le 20 mars, George W. Bush fêtait le premier anniversaire de l’invasion de l’Irak. (…)
Dans tous les cas prévaudra un épouvantable gâchis, d’autant plus impardonnable qu’il aura été provoqué sous le répugnant alibi de la démocratie, que brandissait le grand chrétien George W. Bush en février 2003 : « La guerre est un acte idéologique et révolutionnaire. Elle sert à transformer un régime politique et un environnement régional contraires à la démocratie. » (…).
À croire que dans certains environnements régionaux, pour parler bushien, la démocratie est non pas le contre-poison mais la mère de la barbarie.
Rivarol n°2665, avril 2004
DÉMOCRATIE ET FRANC-MACONNERIE
Le programme de François Mitterrand a été écrit grosso modo au Grand Orient.
Alain Bauer, Cnews, 25/09/20
DÉMOCRATIE, FILLE DU CHRISTIANISME ?
Non seulement l’état d’esprit démocratique vient de l’inspiration évangélique, mais il ne peut pas subsister sans elle.
Jacques Maritain, Humanisme intégral, 1936

